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retrouvez les réponses de l’économiste Eric Heyer sur la flambée des prix de l’alimentaire et de l’énergie

retrouvez les réponses de l'économiste Eric Heyer sur la flambée des prix de l'alimentaire et de l'énergie


Retrouvez ici l’intégralité de notre live #INFLATION

15h22 : Le sénateur socialiste Patrick Kanner donne le détail de la taxe sur les superprofits, qui reposerait sur quatre grandes lignes :

  • Le caractère temporaire de la contribution, qui s’achèvera en 2025 pour des résultats imposables réalisés en 2024. Elle concernera l’ensemble des secteurs économiques, pas uniquement celui de l’énergie.
  • Seules les entreprises réalisant un CA de plus de 750 millions euros sont concernées.
  • La taxation se limitera aux super-profits définis comme les bénéfices supérieurs de 25% aux revenus constatés sur une moyenne triennale 2017-2019.
  • Un système progressif autour de trois taux : 20% pour bénéfices supérieurs de 25% à la moyenne triennale, 25% pour les bénéfices supérieurs de 50%, et 33% pour les bénéfices supérieurs à 75%.

15h09 : Le texte a été signé par 240 parlementaires, a précisé le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure. Le texte de la Nupes (LFI, PS, PCF et EELV) doit obtenir le feu vert du Conseil constitutionnel sous un mois, et près de cinq millions de signatures citoyennes pour déclencher un référendum. “Nous espérons que cette procédure permette de créer un rapport de force”, explique Olivier Faure, rappelant le précédent de la tentative de référendum contre la privatisation d’ADP.

15h08 : La coalition de gauche Nupes a présenté à l’Assemblée une proposition de loi pour taxer les “super-profits” des grandes entreprises et tenter d’obtenir un référendum d’initiative partagée, une procédure de longue haleine qui doit d’abord être validée par le Conseil constitutionnel.

15h07 : La Nupes, qui veut instaurer une taxe sur les “super-profits”, présente un texte de loi en vue d’obtenir un référendum.

13h00 : “Oui, on peut être optimiste dans le sens où dans les 18 prochains mois, fin 2023, l’activité reparte. Dans tous les scénarios aujourd’hui, le plus dur sera cet hiver, et après cet hiver, il y aura un petit rebond. Est-ce que l’on peut être optimiste pour le niveau des prix ? Non. Le plus probable, c’est que les prix restent à un niveau élevé, même si leur progression va ralentir. Est-ce que c’est pessimiste que de dire ça ? Pas forcément, il fallait sortir de cette période low-cost, avec des prix tirés vers le bas. Cette période est révolue. Ces prix plus élevés vont être favorables aux investissements pour la transition écologique”.

12h53 : Bonjour, est-ce que l’on peut s’autoriser une vision optimiste, à savoir tout repasserait à la ”norme” dans les 18 mois à venir ?Merci.

12h52 : “Déjà, on est dans une crise du logement en France, on n’en produit pas assez. Il est évident qu’aujourd’hui, compte tenu du prix des matières premières, le secteur de la construction va être pénalisé. Avec ces ruptures de chaînes d’approvisionnement, la production de logements va être plus faible et donc plus chère. On peut s’attendre à une amplification de la crise du logement”.

12h51 : Va-t-on vers une crise de la construction de logements ?

13h14 : C’est une bonne question. Aujourd’hui, la présidente de la Commission européenne propose justement qu’on arrête d’indexer le prix de l’électricité sur le coût de la dernière unité produite (Or, ce sont les centrales au gaz qui sont mobilisées lorsque la demande est forte. C’est pour cela que le prix de l’électricité est corrélé au prix du gaz). On avait mis en place cette indexation pour que l’on ait toujours des quantités d’électricité suffisantes. Cela permettait d’avoir énormément de quantités et à ceux qui étaient vertueux d’engranger des bénéfices. Le défaut, c’est que cela fait un prix de l’électricité qui est cher pour le consommateur.”

12h49 : Pourquoi l’UE n’indexe t elle pas le prix de l’énergie sur autre chose que le gaz ?

12h47 : “L’inflation, c’est quand les prix augmentent, la désinflation, c’est quand l’inflation diminue. La déflation, c’est quand les prix baissent. Généralement, la déflation arrive quand on tombe en grande récession. D’un coup d’un seul, une énorme crise arrive, tout s’arrête, c’est un énorme choc de demande qui apparaît.”

12h46 : Qu’est-ce qu’un mécanisme de déflation ?

12h46 : “Le fait que l’euro ait chuté de 20% depuis un an s’explique par différents facteurs : les taux d’intérêt ont augmenté plus vite aux Etats-Unis qu’en Europe, quand vous êtes investisseur, vous préférez aller investir aux Etats-Unis, vous achetez du dollar plutôt que de l’euro. La banque centrale américaine augmente aussi rapidement les taux que la banque centrale européenne. Les taux d’intérêt ne sont pas les seuls éléments du taux de change. Il y a la guerre en Ukraine. Les perspectives de croissance sont plus détériorées en Europe qu’aux Etats-Unis. Cela soutient le dollar. Le dernier élément, c’est l’incertitude. Dans un moment de grande incertitude, la valeur refuge est le dollar.”

12h45 : quand on compare les monnaies, l’euro est particulièrement bas. Est-ce qu’il remontera prochainement avec les taux d’intérêt directeurs ?

12h42 : “La part de réel, on l’a évoquée au début, la demande repartie très fortement après la crise du Covid alors que l’offre continuait à être impactée, c’est du réel. La crise énergétique, on pouvait considérer dans un premier temps que c’était de la spéculation. On anticipait le fait qu’on allait avoir des problèmes. Mais aujourd’hui, le rationnement arrive sur le pétrole et le gaz russes. Sans mesures de sobriété, il est normal que les prix augmentent. Le gros de l’inflation s’explique par des éléments d’offre et de demande, donc pas d’irrationnel.”

12h38 : Par ailleurs, quelle est selon vous la part d’irrationnel et celle de causes réelles dans cette inflation ? Remerciements

12h39 : “C’est vrai, pour éviter l’épisode inflationniste de la fin des années 70 où l’inflation dépassait dans certains pays les 20% (chez nous entre 15 et 17%), les pertes de pouvoir d’achat étaient moindres car les salaires étaient indexés sur les prix (ce mécanisme entretenait la spirale de l’inflation). Ce qu’oublie peut-être notre lecteur, c’est que les banques centrales ont mis fin à cette spirale en augmentant très fortement les taux d’intérêt. Ce que l’on veut éviter, c’est de repartir dans ce schéma-là.”

12h38 : Bonjour Mr Heyer. Pour avoir vécu la période d’inflation du début des années 1970 jusqu’au début des années 1980 , et ayant emprunté à taux fixe pour ma résidence principale je n’étais pas spécialement contrarié par cette inflation, les revenus étant indexés sur cette inflation. Cette fois ci je présume que la fracture sociale s’agrandira.

12h35 : “Effectivement, sans protection, les prix de l’électricité et du gaz devraient très fortement augmenter. Le gouvernement en 2023 va mettre en place un bouclier tarifaire qui va limiter cette hausse, qui devrait être limitée à 15%, au lieu de 80/90%. La question peut être reportée à 2024. En levant le bouclier, les prix vont-ils exploser ? Jusqu’à quand le gouvernement peut-il tenir ? Plus on attend, plus le rattrapage sera violent. Le bouclier tarifaire coûtera 16 milliards en 2023.”

12h34 : Bonjour Monsieur Heyer, quels sont les risques pour les consommateurs avec la disparition programmée du tarif réglementé du gaz en 2023 ? Les prix vont-ils flamber de nouveau sans cette protection ? Merci pour ce tchat

12h32 : “Effectivement, les taux d’intérêt vont augmenter, les Banques centrales, dans leur communication, ont dit qu’elles entraient en guerre contre l’inflation. Elles s’y attaquent, donc les taux d’intérêt vont augmenter. Ils devraient atteindre 4% aux Etats-Unis, 2,5 à 3% en zone euro d’ici la fin 2023. Cela va faire baisser les prix de l’immobilier, cela va renchérir le coût des crédits mais c’est voulu. C’est pour lutter contre l’inflation des prix de l’immobilier. Il faut s’attendre à des prix de l’immobilier qui baissent mais attention, il existe des marchés de l’immobilier. Dans certaines régions, villes ou quartiers, les prix pourraient continuer à augmenter”.

12h31 : Bonjour. Quid de l’immobilier ? Les taux d’intérêt vont-ils continuer à augmenter ? Les prix des biens immobiliers vont-ils baisser ?

12h29 : “Si ce sont les ménages, l’inflation va disparaître très vite. Il va y avoir une récession assez forte. Mais on veut éviter ce scénario, car cela provoquerait une crise sociale et économique. Si ce sont les entreprises qui compensent ce choc, il faut augmenter les salaires, l’inflation va alors durer et elle est devant nous. Les hausses des salaires seront fortes, les entreprises n’auront pas d’autre choix que d’augmenter leurs prix. On veut l’éviter. Si c’est l’Etat qui compense tout le monde, malheureusement, l’état des finances publiques est mis à mal. C’est très difficile donc de répondre à cette question : jusqu’où l’Etat va aider ?”

12h28 : “Aujourd’hui, l’inflation est essentiellement énergétique et alimentaire. La grande question : est-ce qu’il va y avoir une diffusion de ce choc sur les autres prix et à quel rythme ? C’est notamment la question de qui va supporter le coût de cette crise énergétique. C’est un choix très violent qui provient de l’extérieur. Qui va supporter ce choc ? Il n’y a pas 36 acteurs : ce sont soit les ménages, soit les entreprises, soit les finances publiques qui supporteront ce choc”.

12h27 : Peut-on prédire l’évolution de l’inflation ? A quoi faut-il s’attendre ?

12h24 : “C’est une très bonne question, à laquelle il est très difficile de répondre. Le plus probable, c’est que les prix ne baissent pas et que l’inflation disparaisse. On devrait avoir une marche d’escalier sur les prix avec des prix restant élevés. Il est possible qu’il y ait des prix qui baissent, notamment dans les services de transports (par exemple sur les containers) qui avaient explosé pendant la crise du Covid. C’est la même chose pour le prix du baril (qui était à 130 dollars [en juin dernier] et maintenant 90). Je le dis avec aplomb : les prix vont continuer à augmenter”.

12h22 : Question bête sûrement : une fois terminée cette phase d’inflation = les prix ne montent plus. Mais vont-ils baisser ? Si oui de combien et quand ?

12h22 : “Il y a deux éléments. Le très court terme avec la partie spéculative : les prix de l’énergie ont augmenté alors que les quantités n’avaient pas augmenté. Aujourd’hui, il y a des problèmes de rationnement avec la décision de sortie du gaz et du pétrole russes. Il va donc y avoir une hausse des prix. Dans le moyen et long terme, on veut sortir des énergies fossiles pour le renouvelable, et ce passage-là est aussi inflationniste. Le renouvelable est plus cher que les énergies fossiles. Il faut s’attendre à un niveau de prix qui restera élevé.”

12h19 : Bonjour peut-on envisager une crise à long terme due aux coûts de l’énergie ou cela va-t-il vraiment se réguler avec la fin du conflit Russie Ukraine ? merci

12h18 : “Il y a plusieurs causes de l’inflation : la première est liée à la crise Covid, avant cette crise, l’inflation avait disparu. Pourquoi le Covid a-t-il provoqué un retour de l’inflation ? Il y a eu un choc d’offre, on a empêché les gens d’aller travailler et les chaînes d’approvisionnement ont été interrompues. On a une demande maintenant qui est repartie. Cela a provoqué une hausse des prix. La deuxième raison, début 2022, c’est la crise Covid qui est repartie en Chine et, après, troisième cause, il y a eu la guerre en Ukraine. On est passé à une inflation énergétique et alimentaire centrée sur l’Europe. Elle est en partie spéculative, dans un premier temps”.

12h17 : Quelles sont les causes de l’inflation ? Est-elle due à la spéculation ?

12h13 : Bonjour à toutes et tous ! Nous avons le plaisir d’accueillir dans ce live Eric Heyer, économiste et directeur du département analyse et prévision de l’Observatoire français des conjonctures économiques (OFCE). Il va répondre à vos questions sur la période d’inflation que nous traversons.

12h05 : Il est midi, le moment est donc venu de penser au déjeuner et de faire un point sur l’actualité :

Vladimir Poutine a annoncé une mobilisation partielle des citoyens russes à partir d’aujourd’hui, qui concernera “les citoyens qui se trouvent sur les listes de réserve et surtout ceux qui ont une spécialité militaire”. La Russie compte mobiliser 300 000 hommes. Suivez notre direct.

A partir de 12h15, l’économiste Eric Heyer, directeur du département analyse et prévision de l’OFCE, sera l’invité du live de franceinfo. Quand sortira-t-on de ce pic inflationniste ? Quels secteurs sont les plus touchés ? Il répondra à toutes vos interrogations.

Elisabeth Borne s’entretient avec les présidents de groupes parlementaires, pour tenter de déminer une session qui s’annonce musclée, le gouvernement ne disposant que d’une majorité relative à l’Assemblée.

Julien Bayou “reste chef du parti, il reste coprésident du groupe” à l’Assemblée “mais ses fonctions sont mises entre parenthèses”, a affirmé Sandra Regol, vice-présidente des députés écologistes, ce matin sur franceinfo. Le secrétaire national des Verts est accusé par son ex-compagne de “violences morales”.

11h26 : L’économiste Eric Heyer sera l’invité de ce live à partir de 12h15. Comment expliquer la période d’inflation que nous traversons ? Quand peut-on espérer en sortir ? Quelles solutions pour limiter la flambée des prix ? Il répondra à toutes vos interrogations. Vous pouvez d’ores et déjà nous envoyer vos questions dans les commentaires.

10h49 : L’économiste Eric Heyer sera l’invité de ce live à partir de 12h15. Comment expliquer la période d’inflation que nous traversons ? Quand peut-on espérer en sortir ? Quelles solutions pour limiter la flambée des prix ? Il répondra à toutes vos interrogations. Vous pouvez d’ores et déjà nous envoyer vos questions dans les commentaires.

08h33 : Suivez enfin l’évolution des factures d’électricité et de gaz. Notre simulateur vous permet d’observer la hausse des prix pour un foyer français moyen.

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08h32 : Vous pouvez également suivre l’évolution de vos dépenses de carburant. Il vous suffit de sélectionner votre type de voiture, le carburant que vous utilisez, et d’indiquer combien de pleins vous effectuez chaque mois.

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08h31 : Pain, œufs, pommes de terre… Remplissez votre panier de courses avec notre sélection de 16 produits alimentaires incontournables. En quelques clics, vous obtiendrez l’évolution de votre ticket de caisse depuis septembre 2021.

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08h31 : Depuis près d’un an, l’inflation rogne le budget des ménages. Mais combien vous coûte-t-elle personnellement au quotidien ? Nourriture, carburant, électricité… Grâce à notre simulateur,entrez vos dépenses courantes et obtenez votre “facture” personnalisée.

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07h46 : A cause des vagues de chaleur successives et d’une sécheresse record ces derniers mois, plusieurs secteurs agricoles s’attendent à des productions en baisse. Au risque de créer des tensions sur certains produits dans les rayons et de nourrir encore l’augmentation des prix. Explications.

Plusieurs types de produits alimentaires pourraient venir à manquer cet automne, avec pour conséquence une augmentation des prix. (ASTRID AMADIEU / FRANCEINFO)

(ASTRID AMADIEU / FRANCEINFO)

07h38 : A partir de 12h15, l’économiste Eric Heyer sera l’invité de ce live. Il répondra à vos interrogations sur cette période d’inflation. Vous pouvez d’ores et déjà nous envoyer vos questions dans les commentaires avec le mot-clé.

07h38 : “Ce qui est certain, c’est que l’inflation est encore dans les tuyaux et se poursuivra les prochains mois.”

“L’inflation va progressivement revenir à des rythmes plus mesurés grâce aux aides et au ‘bouclier tarifaire’ mis en place par le gouvernement”, anticipe le directeur du département analyse et prévision de l’OFCE.

07h37 : Quand sortirons-nous de cette période d’inflation ? Le gouvernement entrevoit une amélioration de la situation courant 2023. Mais à quelles conditions ? Afin de répondre à cette question, franceinfo a interrogé l’économiste Eric Heyer.

Plusieurs types de produits alimentaires pourraient venir à manquer cet automne, avec pour conséquence une augmentation des prix. (ASTRID AMADIEU / FRANCEINFO)

(ASTRID AMADIEU / FRANCEINFO)

07h26 : Les Français ne sont pas non plus touchés de la même manière par l’inflation selon leur âge. Les seniors sont parmi les plus dépensiers sur les postes à forte inflation, comme l’énergie ou l’alimentation. Découvrez dans notre article tous les profils les plus exposés à la hausse des prix.

07h26 : “Quand les biens de première nécessité augmentent, les foyers les moins aisés le subissent de plein fouet.”

Les plus modestes pâtissent particulièrement de la flambée des prix de l’énergie et de l’alimentation. Et pour cause : ces deux postes représentent une part importante (25%) des dépenses des plus précaires.

07h25 : En période d’inflation, tous les Français ne sont pas logés à la même enseigne. En fonction de leurs habitudes de consommation ou de leur lieu de vie, certains foyers sont plus touchés. Découvrez dans notre article quels sont les ménages les plus exposés à la hausse des prix.

Certains modèles optimistes prévoient un retour à une inflation d'environ 2% fin 2023, explique l'économiste Eric Heyer. (ASTRID AMADIEU / FRANCEINFO)

(ASTRID AMADIEU / FRANCEINFO)

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