L’infertilité masculine peut être un nouveau symptôme d’un long COVID

L'infertilité masculine peut être un nouveau symptôme d'un long COVID
Written by admin

WASHINGTON— Les longs symptômes de la COVID, comme le brouillard cérébral ou les problèmes cardiaques persistants, deviennent des affections courantes auxquelles les patients atteints de coronavirus sont confrontés après leur infection. Maintenant, les médecins craignent que l’infertilité ne soit un nouveau problème que les patients COVID connaissent depuis longtemps. Des chercheurs en Inde ont découvert que des problèmes de fertilité masculine peuvent également survenir après une infection par COVID.

Les scientifiques disent que leurs découvertes suggèrent que même des cas légers à modérés de COVID-19 peuvent entraîner des changements préjudiciables au niveau des protéines en relation avec les fonctions reproductives masculines. Ces conclusions sont préliminaires, mais non moins préoccupantes. Alors que des études montrent que le virus SARS-CoV-2 cible principalement le système respiratoire du corps humain, il est également clair que notre réponse immunitaire à l’infection peut faire des ravages dans tout le corps. Des recherches antérieures ont également soupçonné que les hommes pourraient être confrontés à des problèmes de fertilité après s’être remis de la maladie, les scientifiques ayant découvert le coronavirus dans les organes reproducteurs masculins.

Ainsi, Firuza Parikh et Rajesh Parikh de l’hôpital Jaslok, Sanjeeva Srivastava de l’Indian Institute of Technology et leurs collègues ont entrepris de déterminer si le COVID-19 peut réellement provoquer des changements à long terme dans le fonctionnement reproducteur masculin. À cette fin, l’équipe a comparé les niveaux de protéines dans le sperme d’hommes de deux groupes : les hommes en bonne santé qui n’ont jamais eu de COVID-19 et les hommes qui se sont remis d’un combat léger ou modéré avec le virus.

Plus précisément, les scientifiques ont analysé des échantillons de sperme de 10 hommes en bonne santé et de 17 hommes qui s’étaient récemment remis du COVID-19. Tous les participants avaient entre 20 et 45 ans et aucun n’avait d’antécédents de problèmes de fertilité.

Les hommes qui s’étaient remis du COVID-19 ont montré un nombre de spermatozoïdes significativement plus faible et une motilité des spermatozoïdes réduite par rapport aux autres. De plus, ces hommes avaient également moins de “spermatozoïdes de forme normale”.

Le COVID a un impact considérable sur la reproduction

Lorsque les scientifiques ont analysé les protéines du sperme à l’aide de la chromatographie liquide et de la spectrométrie de masse en tandem, ils ont noté 27 protéines à des niveaux plus élevés et 21 autres protéines à des niveaux inférieurs chez les patients COVID en convalescence par rapport au groupe témoin. Bon nombre de ces protéines sont directement impliquées dans la fonction de reproduction, selon les auteurs de l’étude.

Par exemple, les hommes qui se sont remis de la COVID présentaient des niveaux beaucoup plus faibles dans leur sperme (moins de la moitié) de deux protéines spécifiques liées à la fertilité (séménogéline 1 et prosaposine) par rapport au groupe témoin.

Dans l’ensemble, l’équipe de recherche affirme que ce travail indique fortement que le SRAS-CoV-2 inflige en effet des changements directs ou indirects sur la santé reproductive masculine, les effets persistant longtemps après la guérison. De plus, cette recherche peut aider à répondre aux questions concernant la physiopathologie de la reproduction humaine chez les hommes récupérés.

Quelle est la prochaine étape ? Les auteurs de l’étude espèrent que d’autres études comprendront des groupes plus importants pour confirmer ces premiers résultats. Il serait également utile d’inclure un groupe témoin d’hommes qui se sont récemment remis d’autres maladies pseudo-grippales dans les projets futurs. Cela garantira que les futures découvertes sont pertinentes pour le COVID-19 en particulier.

L’étude est publiée dans ACS Oméga.

Leave a Comment