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Les prix des produits alimentaires continuent de flamber

Les prix des produits alimentaires continuent de flamber


Un bond de près de 8 % des prix sur un an pour les produits de grande consommation en août. Tel est le constat dressé par le cabinet d’analyse IRI France, à partir des achats des consommateurs lors de leur passage en caisse dans les supermarchés et les hypermarchés. « On a encore franchi un cap, précise Emily Mayer, experte des produits de grande consommation chez IRI. Les prix ne cessent d’augmenter. En un mois, ils ont pris un point de plus. » De 7,9 %, l’inflation sur un an atteint même 8,33 % si l’on exclut les produits non alimentaires, comme les rayons droguerie et hygiène.

En août, toutes les familles de produits sont en hausse, à l’exception des boissons anisées. Et « 67 catégories affichent même une progression à deux chiffres », relève Mme Mayer. Parmi les plus fortes augmentations, on retrouve les viandes surgelées (+ 28,74 %), les viandes hachées (+ 21,82 %), les pâtes (+ 19,78 %), les emballages alimentaires (+ 18,35 %) et les mouchoirs en papier (+ 18,21 %).

Pour avoir une meilleure vision des contraintes budgétaires des Français, nous avons demandé à IRI de nous constituer un chariot de courses type de produits du quotidien et d’en calculer le montant à partir des relevés de prix en sortie de caisse des hypermarchés et supermarchés. D’une valeur légèrement supérieure à 100 euros, il y a un an, ce panier IRI pour Le Monde, dont nous suivrons l’évolution mensuellement, est composé d’un mélange de produits de marques nationales, de marques de distributeur et de premier prix.

Disparités entre enseignes

En un an, le ticket de caisse de ce plein de courses a grimpé de 11,77 %. Certains produits ont littéralement flambé : 22 % de hausse sur le paquet de chips, 23 % sur le riz et le steak haché, 27 % sur le paquet de coquillettes. Après une phase de pénurie, le litre d’huile de tournesol premier prix, qui était vendu à 1,47 euro en septembre 2021, passe désormais en caisse à 3,52 euros.

Dans son étude globale de l’inflation, publiée le 25 août, le cabinet IRI relève des disparités entre enseignes, sans les nommer. L’écart de prix sur les marques nationales atteint 23,7 % entre les distributeurs les plus chers et les moins onéreux. Soit le niveau le plus élevé depuis 2006. « Il y a de vraies pratiques différentes, certaines retranscrivent davantage les hausses que d’autres », constate Mme Mayer.

Fortes hausses pour les premiers prix

Des différences existent aussi entre les gammes de produits : quand les prix des marques nationales progressent de près de 7 % sur un an, celles de distributeur grimpent d’un peu plus de 10 %, et de près de 13 % pour les « premiers prix ». « Les gens qui achètent des produits de premier prix ont vu leur panier considérablement augmenter, souligne Mme Mayer. Notamment car, sur ces produits, il n’y a pas de marge de manœuvre quand les prix augmentent. On ne peut pas enlever une campagne de communication, comme dans une grande marque, pour absorber l’inflation. »

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