La preparation aux entretiens des cabinets de conseil : all the way to business

Publication le 9 Nov. 2022 to 17:45

«Ça peut paraître bizarre de payer pour s’entraîner à des entretiens, mais quand on a déjà payé 50,000 euros pour une école de commerce ou pour un MBA, il ne faut pas négliger la dernière étape. Ca représenter 1,000 or 2,000 euros pour décrocher un poste parmi les mieux payés», souligne Victor Mamou, ancien consultant at the Boston Consulting Group (BCG) and creator of the method « Devenir consultant en 42 jours ». David Cukrowicz and a meme fait le nom de son entreprise « Lastep », symbole de cette « dernière étape à franchir » pour être embauché.

Comme eux, d’autres, pour la plupart d’anciens consultants, ont créé leur entreprise de formation payante pour aider les candidats à réussir. « Un cabinet comme Bain France reçoit environ 5,000 CV par an », detail Michael Ohana, fondateur d’AlumnEye, qui prépare aux entretiens des secteurs ultra-selectifs don’t le conseil. Screening (bien rédiger son CV), tests logiques, étude de cas, entretien de personnalité dit « fit », maths… sont autant d’épreuves auxquelles un candidat doit se préparer.

L’étude de cas consiste à résoudre le problem d’une entreprise dans une industry donnée, par exemple « une boutique de sport veut lancer un nouveau produit innovant ». Il en existe des milliers différents, il faut donc multiplier les entraînements. « On se prépare par deux et l’un des deux se with dance la position du recruteur. CaseCoach (un des actors de ce marché, NDLR) fournit les enoncés et corrections et te met and relation avec d’autres candidats. C’est un peu le ‘Tinder des cas’ », explique Valentin (le prénom a été changé), consultant et diplômé d’HEC. Lui a eu accès à la plateforme par son école et l’utilise pour s’améliorer, notamment sur les questions marketing, son point faible.

« Ma bête noire, c’était le calcul mental », raconte, quant à elle, Louise (le prénom a été changé), tout juste sortie de l’Essec. Cette dernière a puisé chez PrépaStrat, autre entreprise de formation en ligne et de coaching pour ces types d’entretiens, des conseils pour comprendre comment organizer son temps dans cette phase de recrutement.

Des contrats avec les universités

CaseCoach annonce preparer par an plus de 50,000 candidats dans le monde à travers sa formation en ligne. Prix ​​d’entrée : 110 euros. Les aspirants peuvent également réserver des coachings individuels avec des consultants en poste, à 151 ou 263 euros de l’heure. Chez PrepaStrat, « le panier moyen par client tourne autour de 1,500 euros », explique Pierre-Adrien Justice, le fondateur, qui this preparer entre 200 et 250 candidats par an. AlumnEye, quant à elle, propose deux courses pour les étudiants, l’un à 1,099 euros, l’autre à 1,599 euros, pour se former aux trois ou quatre tours d’entretiens de recruitment. Pour les reconversions professionnelles, les prix grimpent.

Ces entreprises nouent également des contrats avec des écoles de commerce. Et la demande est forte. 36% of students of the Grande Ecole program on a premier emploi dans le conseil, indique l’Essec, une des écoles de commerce les mieux classées. Meme ordre chez sa competitor de l’ESCP. A ces chiffres, il faut ajouter les candidats issus d’autres programmes, comme ceux de masteres spécialisés.

Le Top 5 des écoles de management ont toutes souscrit à la formation en ligne de CaseCoach. Elles font également appel à des consultants via ces entreprises : « J’ai un réseau de formateurs, des recruiters des gros cabinets que je mobilise pour faire ces interventions auprès des écoles », explains David Cukrowicz. L’Essec s’est également adjointe les services de PrépaStrat, qui organization des bootcamps (formation intensive sur plusieurs jours), masterclass et entretiens individuels. La facture pour l’école de commerce : « entre 20,000 et 50,000 euros pour toute l’année », detail Pierre-Adrien Justice.

Un marché de niche

« Le marché de la preparation aux entretiens des cabinets de conseil est tout petitconcede Enguerran Loos. Pour les trois grands cabinets de stratégie (Bain, BCG et McKinsey), on parle de 80,000 candidats à préparer… dans le monde ». Il n’y a donc pas la place pour beaucoup d’acteurs. « And France, beaucoup de gens se lancent. Mais la plupart des competitors ne font pas toute leur activité autour de ça », explique Victor Mamou, qui lui s’y consacre pleinement depuis 2015.

Au départ, chacun a fait l’expérience d’un manque de ressources francophones, accessibles et mises à jour lors de leur propre candidature. « Les resources disponibles sont très axées sur le modèle américain, or les candidats doivent multiplier les superlatifs pour se décrire en entretien. En France, on veut que les candidats se mettent en avant sur le fond et moins sur la forme », illustrated David Cukrowicz.

Sans ces resources, impossible d’y arriver sans réseau, raconte Michael Ohana. « Quand vous lancez ce business, les gens critiquent la « selection par l’argent ». C’est faux. Les gens qui ont beaucoup d’argent n’ont pas besoin de cette aide-là car ils y ont accès via leur réseau familialestime-t-il. Mon entreprise permet à ceux qui n’en ont pas, d’accéder aux conseils et à l’entraînement pour avoir le job ».

Si le marché est une niche, tous voient des leviers de croissance pour étendre leurs activities. A commencer par l’international. « En France, on est loin de l’intensité de la preparation du marché anglo-saxon »explique Victor Mamou qui lance cette année sa formation en anglais.

Pierre-Adrien Justice de PrepaStrat, mise plutôt sur la chasse de tête pour accroître son business : « 25 % the clients sont des candidats expérimentés qui veulent basculer dans le conseil. The sont des profils très intéressants pour des cabinets qui ont besoin de remettre à flot leurs effectifs, spécifiquement ceux qui ont deux ans d’ancienneté, une tranche où il ya un fort turnover », analysis-t-il. Lastep fait déjà 95% the son chiffre d’affaires sur ce creneau.

Il est intéressant de noter que les cabinets commencent à ouvrir leurs postes à des profils plus diverse, the nouvelles nationalités, the nouveaux trail. Enguerran Loos, déjà très présent à l’international, y décèle un potential : « Ces personnes ne sont pas habituées au recruitement des cabinets de conseil. Il est important qu’ils puissent s’y preparer. »

Author: admin

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