Quand la RSE bouleverse les business models

Que les exigences en matière de RSE provinnent du législateur ou des parties prenantes, elles se sont surtout fortement renforcées avec les années, jusqu’à atteindre un point culminant avec la crisis du Covid-19. « Il serait erroné et même risqué de croire qu’un simple changement de posture et de communication suffise à répondre à ces attentes de fondprévient Souad El Ouazzani, Associate RSE chez Mazars. Derrière l’integration de la RSE se trouve avant tout un enjeu de pérennité. La véritable question que les dirigeants doivent se poser est la suivante : dans le monde bas carbone de main, mon entreprise sera-t-elle toujours performante et mon business model rentable et pertinent ? ».

Si les entreprises semblent avoir bien pris conscience de l’impérativité d’intégrer dès à présent la RSE à la racine de leur strategy et de leur vision, la problématique est ailleurs. « La vraie difficulté est the passer du constat et des bonnes intentions à la mise en œuvre du changement, c’est-à-dire à sa translation opérationnelle dans le business model. La transformation durable est par nature complex car elle with souvent and jeu des intérêts contradictoires de rentabilité à court et moyen/long terme. Elle nécessite un engagement sincère du leadership dans la durée. », analysis Valérie Bazin, Associée Consulting chez Mazars.

Pas de recette miracle, mais des facteurs clés de succès

Pour rendre concrète cette transformation durable, Souad El Ouazzani identifie plusieurs axes de travail : « la decarbonation de la chaîne de valeur, l’économie circular, la nécessaire prize en compte de la qualité de vie au travail, in short, la contribution sociétale sur laquelle l’entreprise est attendue. Evidemment, la materialité de ces axes diffère selon l’organization dont il est question ». Pas de receipt miracle donc, ni de modèle unique qui puisse être transposé d’une entreprise à une autre. En revanche, certains facteurs sont clés de succès, comme dans toute transformation complex « Il faut tout d’abord s’accorder sur le sense de la réussite et se fixer des objectifs progressifs, qui ne soient pas de seules ambitions sur un horizon de temps très long. Cela permet de donner du rythme au changement. La réussite, par exemple, peut être d’avoir lancé une ligne de production moins consommatrice d’energie sous deux ans et d’atteindre and parallel un objectif global de réduction de ses émissions de CO2 at horizon 10 ans. Sans objectifs réalistes il est très difficile de susciter l’adhésioninsisted Valerie Bazin. D’autre part, pour fédérer l’entreprise autour du projet de transformation, il faut que chacun trouve du sens au changement, à commencer par son devenir personnel. Il est fondamental d’accompagner les équipes pour que chacun trouve sa future place.»

Impliquer toutes les fonctions de l’entreprise

Afin d’ancrer le project dans la culture de l’entreprise, Valérie Bazin recommends d’identifier des agents de changement. « Il est important de pouvoir s’appuyer sur des relay au sein de l’entreprise, des ambassadors et agents opérationnels du déploiement de la stratégie , quels que soient leurs levelsx hierarchiques dans l’organisation ». Et lorsque l’on demande aux experts de nous livrer un ultime conseil pour mener à bien une telle mutation, leurs réponses, différentes, se complètent. « La transformation doit surtout se décliner intelligemment, en menant une réflexion la plus transverse possible donc en impliquant toutes les fonctions de l’entreprise », explique Souad El Ouazzani, tandis que Valérie Bazin souligne les mérites de ce qu’elle nomme l’ambidextrie organizationnelle « cette capacité à continuer à développer son efficacité au quotidien, tout en explorant des champs totalment nouveaux ».

Anyway, bonne nouvelle, avec l’émergence de certaines technologies et l’accélération globale de la transformation digital « les entreprises sont entourées d’une conjonction de facteurs favorables à la transition de leurs business models, tels que par exemple, l’évolution de la regulation et des pratiques de consommation qui créent de nouveaux marchés. Les évolutions technologiques et la digitalisation ouvrent également le champ des possibles pour les entreprises », assure Souad El Ouazzani. Ne reste donc plus qu’à se lancer.

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