Comment LDLC prend soin de ses salariés… et de son business

Hyperconnexion, surcharge d’informations, “fatigue Zoom”… La charge mental professionnelle explosion. Mais cette pression ne semble pas être un sujet chez LDLC. Peut-être parce que Laurent de la Clergerie, president-fondateur de ce groupe spécialisé dans l’e-commerce et le retail informatique et high-tech en France, a pris une decision qui a transformé le visage de son entreprise : passer à la semaine de quatre jours. “Quand je l’ai annoncé, en juin 2020, explique-t-il, cela a immédiatement changé l’ambiance dans la boîte. Les visages sont devenus plus souriants. Alors que la fin de l’année a été très chargée, elle s’est déroulée sereinement. On ne sort pas fatigués de cette period de crise sanitaire.”

Une mue en douceur

Depuis quatre ans, Laurent de la Clergerie mene une quête du bien-être au travail. C’est la lecture du livre d’Alexandre Gerard, Le patron qui ne voulait plus être chef, qui l’a fait basculer. “Cela ressemblait à l’entreprise que j’avais envie de gérer !” Il ne sait alors pas encore où il with les pieds, cherche à créer son propre modèle. LDLC ne fonctionne pas comme une entreprise libérée, mais l’autonomie est favorisée, les managers devinnent plus accompagnateurs que “contrôleurs”. La mue s’effectue en douceur. Pour construire un projet et contribuer à atteindre un objectif commun, des facilitateurs sont formés, chargés de donner la parole à chacun. Trois coaches en interne suivennt des formations pour accompagner les personnes ou le changement.

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Moodwork permet aux salariés de reprendre la main sur leur bien-être au travail

Mais, poursuivre sur cette voie, Laurent de la Clergerie considère qu’il faut aller au delà de l’amélioration du cadre de travail, réfléchir à l’equilibre de vie de manière plus globale. Un retour d’expérience sur la mise en place de la semaine de quatre jours par Microsoft, au Japon, plante une graine, la reflexion prend le temps de germer, les questionnements fleurissent. Quelles seront les consequences pour le groupe ? Combien coûtera le fait de passer à 32 heures payées 35 ? L’entreprise sera telle en danger ?

La balance penche sérieusement en faveur des avantages : le développement du groupe, qui fête ses vingt-cinq ans et compte 700 millions d’euros de chiffre d’affaires, passera finalement par le développement personnel. “Pour atteindre 1 billion de chiffre d’affaires, explique le président, j’ai besoin que les collaborators soient bien et concentrés sur l’entreprise. Je sais qu’on y arrivera. La priorité aujourd’hui, c’est le bien -être des salariés, le milliard and sera la consequence.”

The results mesurables

Sa decision prize, il se lance dans la mise en pratique avec ses équipes, afin que tous les services continuent de fonctionner sur cinq jours pour le client, internal or external. Depuis le 25 janvier dernier, les 1,000 collaborators du groupe LDLC travaillent donc quatre jours par semaine. “Je suis passé de l’autre côté du miroir”, this Laurent de la Clergerie, qui partage volontiers son expérience et invite à sauter le pas.

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“Ce n’est pas le bonheur qui donne du sens au travail, mais l’inverse”

“Tout fonctionne comme avant, les embauches ont plus été liées à la croissance qu’à la nouvelle organisation. Je n’avais pas anticipé des conséquences aussi positives, cela donne de l’énergie aux gens, accroît la productivité de. carburettor, on va plus vite et plus loin.” Les results sont mesurables. L’entreprise est en croissance, elle a été certifiée en march Great Place to Work.

Dans un sondage effectué trois mois après sa mise en place, les salariés plébiscitent la semaine de quatre jours : 50.9% des répondants apprécient ce qu’ils considèrent comme un vrai plus. Ils sont 33.4% a considérer que cela a change leur vie. La mesure a également permis aux femmes qui travaillaient at 80% pour garder leurs enfants le mercredi de retrouver un contrat de travail at 100%.

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Ces salariés qui fit à la semaine de quatre jours

Et les accros au boulot? “Il ya toujours des chauffards qui roulent à 180 kilomètres-heure quand la limite est à 130 ! Mais quand vous passez la limitation de 130 à 110, ceux qui roulaient à 180 past à 130… La pression redescend pour tout le monde”, explique Laurent de la Clergerie, qui ne cache pas devoir se faire parfois violence pour respecter lui-même cette nouvelle organisation.

De vris weekends

La démarche du groupe lyonnais LDLC interpelle et interest. Un bon signe pour Laurent de la Clergerie, qui considère que la reduction du temps de travail à 32 hours est un faux sujet. “Le vrai sujet, c’est la semaine de quatre jours, avec ce jour qu’on libère pour soi, plutôt que de réduire les journées d’une heure. Il permet à chacun de prendre les rendezvous compliqués à caler dans la semaine, de faire des courses, du sport, des tâches du quotidien ou encore de se consacrer à une passion et d’avoir de vrais weekends.Aujourd’hui, on travaille moins, mais nous n’avons pas plus de temps libre .” Avoir un jour à soi, c’est peut-être ça le bien-être, voire le bonheur !

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